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le chagrin et le deuil

 " Dire adieu à un être cher n'est souvent pas apprendre à lâcher prise, mais plutôt apprendre à rester réuni d'une toute autre façon... "

 

Le pourquoi de ce chagrin, fut le sujet de discussions philosophiques, religieuses et spirituelles depuis des siècles et l'humanité n'y a toujours pas pu donner de réponse. Dans le fond, la question du pourquoi est si vieux que le monde, pensez à un passage de la bible dans le livre de Job...La question qui tourmentait Job est devenu des siècles plus tard le titre d'un livre célèbre: " Pourquoi le malheur frappe ceux qui ne le méritent pas " ( du rabbin juif Harold Kushner ) 


Bien que le chagrin, la douleur et la souffrance sont inhérent à notre mode de vie, ces expériences poignantes et traumatiques occasionnent quand même une rupture dans la vie. Les gens se sentent parfois véritablement terrassés, quand ils sont confrontés à une maladie très grave ou un handicap, la perte d'un emploi indispensable, la mort d'un parent/d'un partenaire/d'un enfant, le suicide d'un être cher,... un divorce - et/ou la perte du contrôle parental partiel ou complet des enfants - et parfois le sentiment d'échec qui s'en suit,... la liste est interminable.


Bien que les psychologues et que les psychiatres se consacrent amplement à leur apprendre à accepter ce chagrin et cette douleur, et bien qu'ils puissent compter sur la compréhension et le soutien de la famille ( de préférence ) et d'une poignée d'amis, mais surtout de ceux qui se retrouvent dans le même cas, beaucoup luttent continuellement contre un trauma et un passé, qui continuent à les persécuter. Une littérature abondante à propos de l'approche du deuil - qui se passes assez péniblement, mais qui est pourtant crucial - est parue ces dix dernières années. A ce propos il y a un excellent livre de la main du psychiatre américain, d'origine suisse, Elisabeth Kübler Ross, renommée pour son oeuvre de pionnier à propos de l'accompagnement aux mourants et les différences phases du deuil. Plus près de chez nous, on a l'oeuvre qui prêt à penser du psychologue flamand Manu Keirse, également expert du travail de deuil et des soins palliatifs, etc... Les bibliothèques regorgent de livre à ce propos.

Il y a suffisamment de littérature disponible et suffisamment d'experts pour tout chagrin et douleur aigus et chroniques, assez de séances et de groupes d'entraide et quand même... beaucoup de gens continuent à souffrir en silence. Chaque jour, ils ressentent et nourrissent cette douleur, cette impuissance, ce désespoir et cet isolement dans leur tête let leur coeur, parfois une dizaine d'années de suite, jusqu'à ce que certains meurent tout doucement de chagrin. Le neuro-physicien docteur A. Damasio ( professeur en neurologie à la faculté de L'Ilowa ) prétend à juste titre dans son livre " L'Erreur de Descartes " que le chagrin peut réellement vous briser le coeur ...  

 

Quotidiennement nous entendons dire que les gens ne parviennent pas à se défaire de leur chagrin et que cela domine leur vie complètement et surtout qu'ils RESSENTENT ce chagrin qui leur fait littéralement mal au coeur et qui les ronge partout dans le corps, bien qu'ils SACHENT que trop bien, qu'ils doivent s' y prendre d'une toute autre façon. Nous oublions souvent que les émotions ne se laissent pas diriger par notre cerveau et que " savoir " comment s'y prendre ne constitue qu'un premier pas. Vu que notre "moi" profond n'écoutera jamais la raison, on doit d'abord développer une notione sensitive. Souvent nous pensons avoir fait notre deuil, bien qu'intérieurement rien n'a changé. Nous nous rendons malade en essayant de tout rationaliser, et pire encore de refouler ou de nier nos émotions indésirables, le coeur en souffre énormément. Nous devons extérioriser nos émotions, ainsi que nos sentiments négatifs, sinon nous allons les accumuler au fond de notre coeur, ou ailleurs. Tout cela nous rend à un certain moment malade, et il arrive souvent que toutes les émotions que nous avons refoulées, resurgissent quand on ne s'y attend pas - de préférence de façon chaotique. " Nous n'avons jamais vu notre père/grand-père si émotionnel " en témoignent certains après coup. Si nous aimons extérioriser notre joie, nous devons le faire également pour notre peine. Nous pouvons et devons ressentir notre douleur, la pleurer, la partager, voire même hurler notre chagrin, chacun à sa façon. Après un deuil - qui prend chez certains parfois pas mal de temps - nous aurons appris à lutter, et ce chagrin n'assombrira plus notre vie. Nous devons apprendre à considérer le chagrin dans sa fonction alchimique: elle a une action purificatrice et guérissante, à condition qu'on ait, de prime abord, pas peur de s'y plonger complètement.

Le chagrin et la douleur ne nous quitteront peut-être jamis, mais nous devons pas nous faire écraser par ce poids immense. Après un certain temps nous pourrons tout reconsidérer et voir si on veut faire place à la joie et à l' amour dans notre vie. Le coeur peut se remplir d'une énergie nouvelle, de réconfort, d'amitié et d'amour. On pourra s'engager à rendre service - si ce service vient spontanément de notre coeur et ne vient pas ou n'est pas imposé par ( p.ex. ) notre culture de charité chrétienne - envers des compagnons d'infortune, cela signifiera un grand soulagement des blessures de notre propre coeur.

 

Nous entendons souvent dire que les thérapeutes et les médecins ont eu pas mal de coups durs dans leur propre vie. Cela ne veut pourtant pas dire que le thérapeute doit partager les douleurs ou compatir aux souffrances de leur patients ( de préférence pas, d'ailleurs ), mais l'empathie grandit si ons sait très bien ce que souffrir veut dire. Il es parfois inévitable qu'un thérapeute montre de la compassion - surtout envers des enfants malades -, bien que cette compassion ne les encourage souvent dans leur rôle de victime. La compassion aide à nourrir l'impuissance au lieu de stimuler sa résistance.

L' empathie par contre est d'un ordre supérieur à la compassion et appelle à un processus purificateur du chagrin et de la souffrance. l'empathie nous apprend à transcender la souffrance et aide à mettre les premiers pas vers une transformation. Cela ne veut pas dire que la personne en question ne doit pas accepter la douleur: il devra d'abord apprendre à embrasser ( surtout ) cette peine émotionnelle, avant d'apprendre à la relâcher, cela demande bien sûr du temps et un dépassement intérieur.

 

On ne doit jamais minimaliser le chagrin ou la souffrance de quiconque, mais nous nous employons à aider les gens à se comporter différemment. Chez certains nous obtenons assez rapidement une toute autre prise de conscience ( une sorte de " aha-Erlebnis " Eureka! ): " pourquoi ne pas considérer cette mauvaise expérience beaucoup moins comme un obstacle, mais plutôt comme une apprentissage ou un défi " ), chez d'autres cela se passe plutôt difficilement ou ils y restent insensibles. Ce dernier groupe reste longuement ou définitivement ancré dans une conviction mentale et émotionnelle, hélas très humaine, mais à terme destructive: " cela va me briser ". D'autres se demandent parfois: " Au grand Dieu, pourquoi ai-je mérité cette misère? " Pourquoi ne se demandent-ils que rarement " Pourquoi ai-je mérité ce bonheur dans la vie? " Ou comme diraient les anglais: " Count your blessings, not your worries ".

 

Hélas, il y a des douleurs qui ne disparaissent parfois jamais: un enfant qui meurt d'une maladie incurable ou un enfant qui disparait ou qui est kidnappé ( de plus en plus souvent par un ex ) ou un enfant qui s'est suicidé ou qui est décédé, suite à un accident très grave... ce n'est pas le temps, mais la sollicitude et l'amour des autres qui parviennent à guérir ( un peu ) ces blessures.

De temps en temps nous entondons dire des parents à propos de leur enfant assassiné: " je ne veux pas haïr le(s) meurtrier(s), je ne veux pas y mettre toute mon énergie " ; ça fait preuve d'une force intérieure et d'une sagesse, que nous ne retrouvons seulement auprès de grands guides spirituels.

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